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DTONE, UN ARTISTE AVANT-GARDISTE

Dessinateur autodidacte originaire de la Guadeloupe, Dtone alias Jean-Marie Comper est un artiste avant-gardiste qui a su subvertir les codes de l’art, en lui apportant un souffle nouveau avec une empreinte visuelle qui lui est propre. Son parcours mêle des inspirations comme le dessin anatomique, le Graffiti et le Pop Art. L’artiste propose - du crayon à la bombe aérosol, de l’encre de chine au dessin d’animation- un art à la croisé de l’iconographie, de l’africanisme et de l’art dit « expressif ». Un style graphique qu’il qualifie d’Afro Iconographic Art  synthétisant sa démarche artistique : Afro pour le type négroïde de ses personnages, Iconographic pour la mise en scène et l’Art pour le mode d’expression. Sa passion pour l’art pictural, et son intérêt à le retranscrire différemment, le mène à être dessinateur en exécution publicitaire, il étudie aussi la narration figurative. Il peint des sacs à dos pour Eastpak et customise une série de planches de skateboard pour Agnès B.

 

Peut-on vous présenter comme un artiste avant-gardiste ?

Je ne saurais me définir en tant que tel, mais pour ma part, je suis tout simplement un artiste, qui fait son travail d’artiste. Mon but, est de créer, de communiquer par l’image et de constamment tenter de me surpasser.

 

Votre Art a-t-il pour vocation de faire passer un message ? 

Oui, enfin du moins je m’efforce à le faire. Mon travail est basé, sur le questionnement vis-a-vis de l’image. Je tente d’interroger le regard que nous posons sur ce qui nous entoure  en bouleversant la représentation des codes établis. L’image est souvent perçue comme étant l’exemple ou le modèle. Le questionnement remet-il en question l’image ? Tel est mon travail. Remettre en question notre perception de l’image et réunir le fond et la forme.

 

Vos travaux touchent souvent à la négritude. Est-ce une façon pour vous d’affiner votre identité ?

Non, pour moi c’est juste un mode d’expression, je ne ressens nullement le besoin d’affirmer mon identité car pour ma part, je la connais et je sais qui je suis. Par contre, je tente d’interroger le regard que nous posons sur les gens et les choses qui nous entourent. Je remets simplement en question nos habitudes, nos repères et nos réflexes visuels. Et, je m’efforce de reproduire, selon la thématique que je traite, des scènes de vie du quotidien, des moments historiques ou autre.

 

Que pensez-vous de la place de l’image noir dans l’art français ? 

Je pense qu’elle est à l’image de ce que nous pensons percevoir et non à l’image de ce que nous voyons et devrions connaître de notre pays, de notre société et de l’individu. C’est en quelque sorte, une photo de famille sans tous ses membres, ou du moins avec le plus visibles devant, et les autres en arrière-plan. C’est bien trop souvent une image déformée ou scénarisée et quelque peu caricaturale, car nous avons tendance à n’y voir qu’une couleur de peau au détriment de l’individu.

 

Selon vous, l’art est-il encore réservé à une certaine élite ? 

Non, car c’est simplement une question d’accès, de culture et d’éducation. Les galeries d’art et certains musées sons gratuits par exemple. Il suffit juste de pousser les portes et d’y entrer. Mais comme bien souvent, et ce dans bien dans des domaines, les stéréotypes ont la vie dure.

 

Êtes-vous un artiste engagé ? 

Tout dépend de ce que l’on entend par engagé. Mais comme j’aime le dire, l’artiste propose et le public dispose. Donc je préfère laisser le public découvrir mon travail et juger par lui-même.

 

Votre style artistique affirmé fait-il aujourd’hui la différence ? 

Mon style est maintenant reconnaissable parmi d’autres, il s’est affirmé et est devenu au fil du temps ma marque de fabrique. Mais je ne s’aurais vous dire s’il fait la différence. Je tente de retranscrire une impression de luminosité et de sublimer cette sensation de transparence  de telle sorte que le public est l’impression que la lumière derrière le tableau. Je m’inspire de la technique du vitrail dans les lignes et la séparation des couleurs réalisés à la bombe aérosol, à la peinture acrylique et à l’encre de chine. Mes matériaux varient selon les supports utilisés.

 

 

 

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