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Suite à l’élection des eurodéputés le 24 mai 2014 pour l’outre-mer français, et le 25 mai dans tout le reste de l’Europe, le résultat général est désormais connu et digéré : une progression incontestable des partisans de l’Europe des patries. En France, c’est le recours à une lexicographie de l’ordre du cataclysme qui a été choisie pour traduire ce qui s’est passé : séisme, tremblement de terre, etc. Le parti politique qu’est le Front National, placé volontiers à l’extrême droite de l’échiquier politique français, gagne encore du terrain.  Il se hisse à un niveau tel dans la compétition électorale que l’on n’a plus grand peine à imaginer que le 21 avril 2002 peut non seulement se reproduire, mais pourrait même donner lieu à l’accession aux plus hautes fonctions à ce parti. Le paysage politique français s’en trouve bouleverser et incline à oser conclure que ce parti rentre dans le périmètre très fermé de la catégorie des partis de gouvernement. Phénomène conjoncturel ou structurel, le doute demeure. En revanche, sa vision politique influence tous les partis politiques français y compris les partis traditionnels de gouvernement. Personne n’ignore sur quel terreau fertile a crû le Front National. L’immigration, la défense de l’identité française blanche et européenne constituent vraisemblablement le diptyque qui illustre le mieux le ciment idéologique constant qui fait vivre ce parti. Qu’il s’en défende dans le cadre de sa stratégie de dédiabolisation pour conquérir une frange toujours plus large de l’électorat est largement compréhensible. Son influence continue à grandir parce que la crise économique et financière, le désordre moral, les insécurités de toute nature favorisent la fragilité du citoyen-électeur qui réclame des digues aux politiques pour le protéger. Mais, comment ne pas invoquer en même temps, la faillite idéologique, la faiblesse caractérisée de l’action publique des partis politiques classiques de gouvernement ? C’est bien du Parti Socialiste (PS) et de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) dont il est question en l’espèce. Leur challenger commun les a rassemblé dans une même poche, signe de la dégénérescence en politique. La poche étroite du renoncement à l’exercice de la souveraineté française combiné à un intérêt plus qu’aigu de l’affairisme en politique. Deux partis d’opposition qui tiennent un discours convergent, singulièrement dans les domaines économique, budgétaire et social.  Faisant mine de s’affronter sur les questions de société leur crédo est celui de la déréglementation, de l’affermissement du marché comme une voie unique  au service du bonheur de l’homme. Leur manière de penser la société et sa régulation dépend d’organisations internationales (OCDE ; UE ; OMC etc.) dotées par leurs bons soins du pouvoir normatif nécessaire pour leur imposer le comportement à adopter. C’est ainsi par exemple, que l’Union Européenne et l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique ont dicté, quasiment à la virgule près, au Gouvernement de François Fillon, la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui accélère le démantèlement des services publics, facteur de cohésion sociale. 

 

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a été sommé de poursuivre l’œuvre en consacrant la modernisation de l’action publique (MAP) qui plonge les collectivités territoriales de la République et leurs administrés dans un grand embarras économique et social, faute de dotations suffisantes en provenance de l’Etat. Alors que dans le même temps, l’intercommunalité devient une obligation et les compétences locales font encore l’objet de transferts de l’Etat vers les administrations locales (communes, départements, régions).  La misère s’accroît. Elle s’installe. Elle n’a pas d’autre effet que d’enfoncer des couches entières de la population française dans la désespérance. Alors, l’écoute qualitative semble venir du Front National qui de parti fasciste est perçu par le citoyen-électeur français comme le seul capable de rétablir l’Etat-providence qui vient au secours de la veuve et de l’orphelin. Dans le lot, il y a tous les originaires d’outre-mer qui ne sont pas épargnés et qui votent aussi massivement pour le parti français d’extrême droite qui a le vent en poupe.

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