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LE FINANCEMENT MODERNE…

15/01/2015

 

Septt ans après la crise des subprimes, la crise économique et financière continue de faire l’actualité. Et par conséquent, les banques françaises subissent le revers boursier en s’engouffrant dans une tournante amnésique et ne jouent plus le jeu de l’ouverture des robinets du crédit aux créateurs d’entreprises. Mais cette situation doit-elle vraiment étonner ? Pas vraiment, car les banques ont toujours été frileuses face aux créateurs d’entreprises. Pourtant, près de 30 % des créateurs d’entreprises démarrent avec un prêt bancaire, mais à certaines conditions : avoir un apport, un plan financier, vécu professionnel… Au fond, même avec un cautionnement à hauteur de 360 milliards d’euros de l’État aux banques, les créateurs peinent à trouver un financement. La solution pourrait se trouver dans un système très populaire « la tontine ».  

 

Plus connues aux Antilles sous le nom de « loterie », la tontine est un système de financement dit solidaire, qui consiste à prêter de l’argent sans pour cela passer par les banques. Cette pratique informelle fait office non seulement de système d’épargne et de crédit, mais aussi de protection sociale, de lieu d’échange culturel et de réseau d’influence. Cette forme d’épargne solidaire est très populaire en Afrique et dans les pays asiatique. En France, cette pratique de « petite collecte » initiée par un banquier italien Lorenzo Tonti existe formellement depuis 1652. Le système de tontine permet aux personnes à revenu limité d’investir ou d’acheter une maison, une voiture, un ordinateur, etc…, en somme faire face au quotidien. Tout cela, sans interêt ni frais de dossier et sur du moyen terme : des avantages décisifs pour les petites bourses ! Se prêter de l’argent reste un acte légal, à une condition, au-delà de 760 euros, il faut  alors faire une déclaration au FISC, dans ce cas il n’y aura pas d’impôt à payer, car la tontine comme tous les prêts familiaux sans interêt ne sont pas taxés. Selon l’État, les prêts en famille et entre amis en France pourraient atteindre les 2 millards d’euros par an.

 

LA TONTINE AU CRÉATEUR.

Bien loin des banques et de leur taux d’intérêts souvent exorbitants, des investisseurs et des parts de capital dans l’entreprise, la tontine permet aux porteurs de projets de faire face aux problèmes liés à la recherche de financement. Cela permet la libre entreprise, car si créer une entreprise est un vrai parcours du combattant, trouver un financement reste le nerf de la guerre. Grâce à ce système, les Auvergnats et les Aveyronnais ont conquis les cafés parisiens, les Africains ont développé des commerces exotiques, des salons de beautés, des restaurants… Mais les experts tontines sont incontestablement les asiatiques, qui de par ce principe ont créé de véritables commerces de grossiste et on envahit des quartiers tels que Belleville, Aubervilliers,… en achetant souvent des immeubles. Un système qui permet d’être entouré, conseillé et porté dans son projet de création.

 

Au vu de ce business florissant, certain ont flairé une bonne affaire, car depuis quelques années de nombreux site dits de « crowdfunding » ont vu le jour sur la toile, proposant des tontines dites modernes. Ses sites web sont des plate-formes de financement collaboratif. Le porteur de projet bénéficie du soutien d’investisseurs internautes. En clair, des particuliers leur prêtent de l’argent qu’ils remboursent par la suite, mais contrairement à la tontine traditionnelle, ce pre^t comprend un taux d’intérêt souvent supérieur aux banques. Le site le plus important est américain Prospère qui en a peine 6 ans à accorder plus de 275 millions de prêts. En Europe le site Ulule est le leader du financement participatif avec plus de 1 000 projets financés grâce aux internautes et un montant collecté supérieur à 26 millions d’euros. Finalement, pour un jeune patron c’est une façon de trouver des fonds, des clients et de démarrer son business… sans même lâcher 1 % du capital de l’entreprise !

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