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L'ORIGINE DU CONFLIT GUSR - PS

25/09/2015

2015 Le socle de gauche vole en éclats, cette fois,  le divorce est bien et bien consommé, enfin jusqu’à la prochaine éventuelle réconciliation !

Toute la Guadeloupe était admirative de la bonne intelligence qui animait Jacques Gillot et Victorin Lurel, élus respectivement président du conseil général (2001) et en président du conseil régional (2004). Depuis plusieurs années, on entendait au mieux des murmures, des chuchotements que le couple battait de l’aile, mais en réalité, les ex époux avaient tenus à garder les scènes de ménage dans la sphère privée et le grand public n’avait que des indices, des petites révélations distillées au compte-goutte que la décence avait voulu conservée à l’abri. Il fallait se donner les moyens de lire entre les lignes, de prêter l’oreille pour décrypter et voir que le foyer était sur le point d’imploser. Il n’est jamais simple de juger entre les époux tant les problématiques sont difficilement cernables, les déclarations publiques ne reflètent pas forcément la réalité, et elles pourraient même apporter une source de confusion supplémentaire à une population désappointée par les ragots, les rumeurs et les indiscrétions qui étaient révélées par les proches du couple. Pour notre part, nous pensons que les problèmes trouvent bien souvent leurs enracinements dans le passé. 

 

Élections Régionales 1992.

Il faudrait remonter vraisemblablement aux élections régionales de l’année 1992 pour obtenir des réponses  à l’explosion du fameux socle de la gauche. Lors des élections régionales de 1992, la famille de gauche partait en ordre de division, en lutte fratricide à la conquête du conseil régional de la Guadeloupe. D’un côté, Dominique LARIFLA, dissident du parti socialiste allait s’opposer frontalement à Frédéric JALTON, député investi parti le socialiste. Les deux hommes de gauche totalisaient 32,84% des suffrages exprimés alors que la droite représentée par Lucette MICHAUX-CHEVRY arrivait en deuxième position avec 29,27%. Pourtant lors du deuxième tour des élections régionales de 1992, Lucette MICHAUX-CHEVRY remportait contre toutes attentes ces élections avec 48.30%, bénéficiant des reports de voix de Dominique LARIFLA. Malgré l’annulation de ces élections de 1992, Lucette MICHAUX-CHEVRY renouvelait l’exploit en 1993, elle infligeait une cuisante déculottée à Frédéric JALTON 48.30% contre seulement 17.10%. Il faut toutefois, noter que ces élections avaient à nouveau un air de déjà vu, en effet  René Serge NABAJOTH du Frui-G (ancêtre du GUSR) se présentait contre Frédéric JALTON, investi par le PS. Dans les faits, l’histoire du parti socialiste Guadeloupéen a toujours été ponctuée dans le fond par des dissensions tumultueuses, des divisions notables qui en font presque une culture et une marque de fabrique. 

 

La trève de 2004.

Ces divisions avaient toujours existées au sein du parti socialiste Guadeloupéen et c’est au travers d’une période de trêve des confiseurs que Victorin LUREL parvenait à se faire élire en  2004 à la tête de la région Guadeloupe grâce à une large coalition PS-PPDG-GUSR. A vrai dire, sans ces divisions et ces luttes intestines de 1992 puis de 1993, la Gauche Guadeloupéenne aurait été aux affaires régionales et ce n’est pas tant la trahison de Dominique LARIFLA qu’il faudrait incriminer en 1992 (comme beaucoup l’ont fait), ni celle de René-Serge NABAJOTH non plus en 1993, qu’une problématique liée à une gestion particulière du parti socialiste Guadeloupéen qui est à l’origine de profonds malaises. Et l’histoire n’a jamais tort, en 2015 le premier secrétaire fédéral du parti socialiste, Max MATHIASIN  claquait à son tour la porte du Parti Socialiste avec fracas et se lançait dans la création d’un nouveau Mouvement de Réflexion et d’Action pour la Guadeloupe « Les Forces Guadeloupéennes ». L’histoire se répète et se répétera encore parce que le vrai problème se situe moins sur les hommes que sur la logique et la dynamique du Parti Socialiste Guadeloupéen qui créé en son propre sein les conditions de la division.

 

 

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