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LES DROGUES, UN MARCHÉ EN PLEIN ESSOR.

01/01/2016

 

À l’instar du secteur du luxe, le commerce des drogues ne connait pas la crise, il est littéralement  dopé. Le département de la Guadeloupe, est depuis une trentaine d’années affecté par les flux du trafic international de cocaïne en provenance des trois pays producteurs d’Amérique latine (Pérou, Colombie et la Bolivie) en passant par le Venezuela. Si la Guadeloupe et la Martinique ont été dans les années 1980 des zones de consommation importante de cocaïne (crack), elles sont devenues rapidement des plateformes de stockage, des zones-rebond pour alimenter le marché Français et l’Europe. 

 

Quel est le poids économique de ce marché localement ? Ce marché est estimé à des centaines de millions d’euros par an, de quoi attiser l’appétit des dealers, toujours plus nombreux à se lancer dans le trafic. Le taux  élevé du chômage en Guadeloupe, qui avoisine les 30 % est une aubaine pour les cartels car ils y trouvent une population attirée par l’appât du gain, inactive et prête à tout pour se faire de l’argent facile. Il existe une grande variété de drogues, chaque produit correspond à un profil de consommateur, les prix varient en fonction du produit recherché et de la quantité achetée. MARIJUANA, HEROÏNE, COCAÏNE les prix au détail oscillent  mais restent stables : La marijuana, l’herbe de cannabis coûte entre 7 et 10 euros le gramme. Le prix de l’héroïne  se situe autour de 40 euros le gramme. Pour la cocaïne, le prix du gramme se situe autour de 70 euros.  Malgré la baisse du pouvoir d’achat constatée depuis l’apparition de la crise économique, la consommation de la drogue, elle, progresse. Un point qui n’a pas manqué d’interpeller les autorités sur la corrélation possible entre la hausse de la criminalité (les braquages), qui serait une source de financement de cette consommation soutenue. Mais la consommation est également portée par une clientèle riche et aisée, qui dispose de moyens financiers importants. Dans les milieux, on évoque discrètement des hommes d’affaires, des avocats, des artistes du show-business, des hommes politiques, enfin une catégorie de personnalités en vue à l’ombre des tous soupçons. Difficile d’avoir des noms, même si, sous couvert d’anonymat, quelques noms finissent par être murmurés au coin de la barbe. Les rastas qui ont souvent fait les frais de toutes les condamnations consomment pour l’essentiel de l’herbe et non des substances telles que la cocaïne ou l’héroïne. 

 

DES SAISIES RECORDS. 

Face à l’augmentation exponentielle du trafic et de la consommation, la police judiciaire, l’un des maillons de la lutte contre le trafic, tente de donner des coups aux narcotrafiquants. Ces dernières années des saisies record ont ainsi été enregistrées dans nos eaux. Dans la nuit du 30 septembre au 1er Octobre 2015 les agents de la lutte anti-drogue ont intercepté un  Go fast en route vers la Guadeloupe, suspecté de trafic de drogue par l’office central pour la répression  du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) avec à son bord : 800 kilogrammes de marijuana, une saisie de 808 kilogrammes de cocaïne pour une valeur de 53 millions d’euros, réalisée à bord d’un voilier au nord-est de la Guadeloupe, une saisie de 2,2 tonnes et de 212 kg effectuées en Avril dernier en Martinique… Au total, depuis la création de l’antenne « Caraïbe » en 2004, l’OCRTIS (office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants), plus d’une trentaine de tonnes de cocaïne ont été saisies, tandis que 73 organisations ont été démantelées pour près de 1000 personnes placées en garde à vue. Les autorités nationales et locales ne s’avouent pas vaincues, elles coopèrent de plus en plus sur le plan international pour limiter le trafic de drogue. Les résultats sont positifs et très encourageants même si, il faut admettre que la guerre contre les narcotrafiquants est loin d’être gagnée.

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