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GÉNÉRATION YES WE CAN!

16/03/2016

 

Le goût de l’entrepreneuriat se développe et transcende les classes sociales, dans un contexte de chômage élevé. En octobre 2015, Johan Dolmare lançait son entreprise. Il n’a que 29 ans et un Bac STI électronique, mais sa force de persuasion, son envie, son énergie balaient tout scepticisme. Sans doute sera-t-elle un succès, cette boutique en ligne d’épicerie fine antillaise qui livre à domicile, épargnant ainsi aux résidents et aux expatriés de pénible expédition, à la recherche de produit introuvable en supermarché ou sur la Métropole. Les produits présents, sur Trankilous.com, sont majoritairement issus du terroir guadeloupéen, une façon pour Johan de soutenir la production locale et de faire connaître ces saveurs d’exception au monde. « Ce n’est pas de tout repos, admet Johan. Mais le travail, ça paie. Je suis un meneur, j’aime les challenges, j’ai cette soif d’être libre et utile. » Les tempéraments de cette trempe ne sont pas rares en Guadeloupe. Les derniers sondages le confirment, estimant qu’environ 50 % des jeunes ont l’intention de créer leur entreprise, d’ici cinq ans au moins pour une majorité. C’est davantage qu’en 2005 (ils étaient 41 % à l’envisager), d’avantage aussi que dans la population française dans son ensemble (30 %).  En 2002, 20 % des entreprises créées en France l’étaient par des moins de 20 ans. En 2013, cette proportion s’est élevées à plus de 25 %, selon l’Insee. 

C’est la demande qui crée l’activité et l’activité qui crée les emplois. Il faut donc relancer l’activité des entreprises du secteur privé.

 

Quand un jeune sur quatre est au chômage, quasiment un sur deux dans certains quartiers; quand s’enchaînent, au mieux intérim, stages, emplois précaires (contrats aidés…) et CDD, la question de la création d’entreprise semble une solution grandissante. On y voit ainsi une ‘’nouvelle rationalité’’ de temps de crise, surtout si les jeunes sont correctement accompagnés. Depuis 2009, le statut d’autoentrepreneur a simplifié leurs démarches. Les outils informatiques leur donnent accès à l’information, au marché mondial, et leur permettent surtout de créer des services nécessitant peu d’apport de fonds initial. Leur mobilité internationale est une source d’inspiration. Rudy Damase, par exemple, nous raconte qu’en revenant d’un séjour en Colombie, qu’il a décidé de créer un service de livraison nocturne de boissons à domicile ( Tropik Drink), même service qu’il a utilisé lors de son déplacement. Dans les quartiers, le mimétisme joue, les mentalités changent. Réussir ne se résume plus à décrocher un poste de cadre supérieur ou de haut fonctionnaire. Les jeunes entrepreneurs fournissent d’autres modèles, que valorisent cependant très peu les pouvoirs publics. L’aspiration est forte, mais le passage à l’acte demeure compliqué. Johan et Rudy ont créé leurs entreprises pour ce gout de l’autonomie, se faire une « place » et cette méfiance de la grande entreprise. Toutefois, ces derniers affirment que malgré les difficultés du quotidien, leur action d’entreprendre leurs ont permis de s’éloigner de cette crise qui touche de nombreux jeunes et ainsi créer leur emploi (75 % des chômeurs créateurs l’indiquent comme prioritaire). Cependant, ils regrettent le manque d’accompagnement et la complexité des aides.  En effet, les dispositifs foisonnent, sous forme de bourses, concours, programmes d’accompagnement, financements variés, couveuses, incubateurs… Mais faudrait-il encore que ces derniers soient en phase avec la réalité des entrepreneurs et de leurs temps.

 

Dans un contexte national de hausse du chômage en particulier chez les jeunes, la création d’entreprise apparaît comme une solution et un correctif aux imperfections du marché du travail. Notons qu’entre 2003 et 2015 le secteur privé en France n’a créé que 57 000 emplois, soit dix fois moins que l’Allemagne et l’Espagne. En revanche, elle a créé près 230 000 emplois dans le secteur public – fonctionnaires et emplois aidés. Les entreprises ne se développent pas mais les administrations grossissent ce qui ne fait que grandir le déficit public comme les prélèvements sociaux et conduisent inéluctablement à affaiblir le potentiel de croissance. Le énième « nouveau » plan d’urgence contre le chômage n’y changera rien. Un coût - 2 milliards d’euros - pour rien : Former 500 000 chômeurs : même si la formation des chômeurs peu qualifiés est nécessaire et indispensable pour leur permettre de trouver un emploi. Ce n’est pas cela qui va créer des emplois dans le secteur privé, mais encore un peu plus d’emplois publics. L’apprentissage : là encore une mesure indispensable pour l’avenir et qu’il est bien dommage qu’on ait pas mise en œuvre plutôt, mais c’est encore de nouvelles aides qui vont peser sur les comptes publics. La prime à l’embauche de 2000 euros par an pour les PME ne créera pas non plus de nouveaux emplois, les PME n’embaucheront pas parce qu’une prime est accordée mais parce que le besoin d’un salarié supplémentaire est nécessaire (un nouvel emploi s’est créé).

 

C’est la demande qui crée l’activité et l’activité qui crée les emplois. Il faut donc relancer l’activité des entreprises du secteur privé. Des mesures favorisant les travaux d’économies d’énergie dans le logement ou la construction de logements sociaux supplémentaires vont par exemple développer l’activité du bâtiment. C’est la création d’entreprises qui crée des emplois. Il est donc fort utile de favoriser la création d’entreprise nouvelles ou la reprise d’entreprises existantes qui vont disparaître faute de repreneur. Voici-là une piste pour inverser la courbe du chômage

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