© 2017 by Agence Runway

CONTACTEZ-NOUS
ABONNEZ-VOUS
RÉSEAUX SOCIAUX
  • Facebook - Black Circle
  • Twitter - Black Circle
  • Instagram - Black Circle
  • Tumblr - Black Circle
  • Pinterest - Black Circle
  • Instagram - Black Circle

LA PARENTHÈSE ANTILLAISE.

30/12/2015

 

Le candidat Hollande serait-il de retour ? De plus en plus de membres de l’exécutif en sont convaincus : le chef de l’État avance à grands pas vers sa prochaine campagne présidentielle. Et ce, sous les auspices du modèle mitterrandien, qui inspira sa conquête du pouvoir et qui continue de nourrir son exercice. En effet, il est d’ores et déjà en campagne pour 2017. Certes, il se refuse à le dire publiquement, mais comment douter de ses intentions ? Quand il explique qu’il ne faut pas se laisser « paralyser » par les élections intermédiaires, il faut bien entendre ce qu’il veut dire : la seule élection qui vaille est la présidentielle, et elle est dans quinze mois. D’ailleurs, lui qui avait fait d’une supposée proximité avec les Français sa marque de fabrique, est reparti à la conquête du cœur de ses électeurs perdus, avec 2017 en ligne de mire. Et c’est discrètement, qu’il s’est engagé dans une reconquête visant à séduire pan par pan l’électorat abandonné. Et pour preuve, le nombre de ces déplacements – présidentiels - trahit quelque peu cette campagne souterraine : la Normandie, la Haute-Vienne, Marseille, Nantes, Bordeaux et les Antilles où ce dernier a su prendre des airs de Père de Noël : distribution de cadeaux et promesses. Entre autre pour la Guadeloupe : un IUT, une troisième école de la deuxième chance avec la participation de 700 000 euros de l’État, un pôle sportif de haut niveau, des coups de pouce fiscaux, un cyclotron, 1 milliard d’euros pour prévenir les séismes et leurs conséquences ; et, nettement moins onéreux, une mission parlementaire pour le patron de la gauche socialiste, Victorin Lurel, afin de préparer un futur texte de loi sur l’égalité réelle. Il y en a pour tout le monde. «Ne faisons pas de distinction. Ici, je suis le président de tous », affirme le chef de l’État lors de son dernier voyage aux Antilles. Ainsi, pour la Martinique : deux IUT, un cyclotron, une défiscalisation pérennisée ; un programme « Cesairus », sorte d’Erasmus caribéen et des brigades de jeunes embauchés avec des suppléments d’emplois aidés pour lutter contre la prolifération des algues sargasses. Mais quand est-il du chômage, de la crise sanitaire – oubliée –  liée au chlordécone, des retraites, de la réforme des dotations au collectivités locale ou encore de la situation préoccupante de nos prisons… ? L’incompétence se dispute t-elle à l’amateurisme ? Toutefois, gare aux présents et aux promesses qui n’ont comme fin ultime que d’assouvir une stratégie d’aveuglement post électorale. Méthode d’une politique politicienne déjà opérée lors de la campagne de 2012, où ce dernier ne manquait pas d’ambition pour les collectivités d’outre-mer, envers lesquelles il avait pris pas moins de 30 engagements. Engagements qui ont vraisemblablement convaincu les électeurs ultramarins, puisqu’ils l’ont massivement élu à la tête de la France. Mais à près d’un an des présidentielles de 2017 :  seuls 6 engagements sur 30 ont été tenues. À savoir que sur les 8 engagements spécifiques à la Guadeloupe, seuls 2 ont été tenus : l’initiative tendant à classer le Gwo Ka au patrimoine de l’humanité et le soutien financier pour la réalisation du Mémorial ACTe, centre d’expression de la traite et de l’esclavage. Pourtant, nous avions de quoi faire avec deux ministres issus des îles. Au final, notre plus grande récompense n’est-elle pas leur simple nomination ? Du moins à service rendu, promesse tenue.

 

En définitive, les ultramarins ont le sentiment que la confiance accordée au président de la République et les sacrifices auxquels ils ont consenti depuis son élection n’ont servi à rien. Le chômage est toujours aussi haut, la vie est toujours aussi cher, l’inégalité toujours aussi présente et les pauvres de plus en plus pauvre. Et la panse de nos politiques penchant toujours vers le sol. Rien à changer. Un véritable échec vis-à-vis de l’outre-mer – mère nourricière de voix électorale- qu’il devra expliquer et assumer, à moins qu’il envoie un autre de ses chiens de garde en quête de poste national dans la gueule du loup. Toutefois, pour une Guadeloupe hyper-gauchisé reste l’hypothèse Valls pour 2017, l’une des plus sérieuses. 

 

 

 

 

 

 

Please reload

Please reload

À lire aussi...