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L'ALTERNANCE, OUTIL D'INSERTION.

29/04/2016

 

6620

le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) en Guadeloupe fin décembre 2015.

 

Aujourd’hui, tous les acteurs des mondes politique, économique, syndical… tentent chacun dans sa sphère de compétence à trouver des solutions pour annihiler ce fléau des temps modernes qui affecte la cohésion sociale, pénalise la croissance et la dynamique de l’économie française. Un chômage aux causes multiples, mais fortement induit par la désindustrialisation et la perte de compétitivité de notre économie. L’apprentissage, qui alterne enseignement et formation professionnels, à l’école et en entreprise, est-il la clé pour en finir avec le chômage de masse des jeunes ? Étudiants, professeurs, entreprises et pouvoirs publics : tout le monde s’accorde sur les vertus de l’alternance, qu’elle prenne la forme d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation. À l ‘heure où le chômage des jeunes demeure une plaie sociétale, l’apprentissage constitue en outre un excellent outil d’insertion : 70 % des alternants sont embauchés en CDI six mois après la fin de leur formation. 

Pourquoi autant d’attention portée à une méthode d’enseignement qui existe depuis de nombreuses années ?

Parce que l’alternance offre aux jeunes la possibilité de se former théoriquement et de façon pratique pour être immédiatement opérationnel dès leur embauche. Parce que les taux de placement après l’obtention de diplôme en alternance sont significatifs et parce que les jeunes sont globalement satisfaits de leurs années d’alternance. Aujourd’hui, l’alternance ne se limite plus aux diplômes de niveau V et IV et cette formation n’est plus réservée aux jeunes en échec scolaire. Les diplômes de 3ème cycle se multiplient et attirent des jeunes étudiants qui ont souvent suivi une formation initiale classique, mais qui ont compris tout l’intérêt de profiter d’un enseignement pratique en plus de celui théorique, qu’ils avaient déjà suivi. Rémunérés, rodés aux pratiques du monde du travail, prêts à se mettre au travail dès leur embauche, habitués au rythme du travail de l’entreprise, les jeunes alternants ont tout bon … Ils mettent toutes les chances de leur côté à un moment où les jeunes sont souvent désorientés face aux exigences du monde de l’emploi et connaissent des difficultés à y trouver leur place. D’autre part l’institut Montaigne vient de sortir une étude intéressante sur l’apprentissage. Elle contient un graphique montrant que plus la part de l’apprentissage dans l’enseignement secondaire est élevée, plus le chômage des jeunes est bas. Les trois champions sont l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse ; le chômage des jeunes y est quatre fois moins élevé et le taux d’apprentissage quatre fois plus fort qu’en France. C’est trois pays ont chacun un message fondamental à nous adresser. Les Pays-Bas sont convaincus que la filière technique est la filière d’excellence. Pour eux, dans la période actuelle, seuls progresseront les pays qui tiendront la route sur le plan technologique. La Suisse, c’est un autre message : l’apprentissage doit être décentralisé, comme l’enseignement secondaire, parce que l’efficacité de l’interaction établissement éducatif-entreprise réclame une très grande proximité entre techniciens de l’entreprise et les enseignants. Quant à l’Allemagne, c’est très structurant : à partir du moment où l’enseignement technique est considéré comme une filière d’excellence, on peut y envoyer les élèves plus jeunes au lieu de les sélectionner, comme en France, tard et, bien trop souvent, sur la base d’un échec dans la filière générale. Au vu de la performance plus que moyenne de notre système éducatif avec les conséquences que l’on connaît sur le chômage des jeunes, il est du devoir de nos enseignants et de leurs dirigeants de se remettre en question ? Dans un monde en mutation, les entreprises les plus solidement établies ont appris à se réinventer et à utiliser les « best practices » des meilleures d’entre elles et des start-up, culturellement en avance. Alors pourquoi la vénérable institution qu’est notre Éducation nationale ne ferait-elle pas, de même pour se réoxygéner ? 

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