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D'ATOUMO À POTOMITAN DE CHRISTOPHE MERT

10/09/2014

De la Martinique à Paris ou encore de New-York au Cameroun, Christophe Mert a su imposer son style ou du moins sa vision de l’art. Une vision, qui selon l’artiste symbolise la liberté.  Un symbole qui implique un attachement à certaines valeurs telles que la générosité, l’altruisme et le don de soi.  En somme, l’art serait pour l’artiste un moyen de s’élever spirituellement  et donc humainement. Cette vision qu’il exprime avec habilité dans ses oeuvres est à la fois poétique et problématique. Poétique, car il lui arrive de mêler à son art un vocable qui résonne en nous comme une seconde âme. Problématique, car ce même vocable reprend les maux de notre société. Au final, l’artiste ne serait-il pas une sorte de philosophe dont la mission serait de nous pousser au questionnement ? De ce fait, l’art prend une place majeur, car au-delà du beau, ild devient un outil de réflexion dont la réponse ne pet être que ce que l’on désir voir voir et -ou- comprendre. Ainsi, la démarche de Christophe s’inscrit entre figuration et abstraction, la figuration s’associant à la réflexion et l’abstraction à l’intuition. 

« Je pars de moi pour aller vers les autres. La Martinique comme racine, la Caraïbe pour le tronc et le Monde pour branches »

Son inspiration lui vient de son environnement le plus proche (son éducation, son histoire, son pays…) qu’il tend à partager tantôt avec ses voisins puis le monde. D’où sa démarche « Le Macaraïmonisme » : la Martinique, la Caraïbe et le Monde. « Je pars de moi pour aller vers les autres. La Martinique comme racine, la Caraïbe pour le tronc et le Monde pour branches », nous explique-t-il. L’artiste nous propose un art magnifié par des matériaux qui font notre quotidien et deviennent sous sa houlette l’essence même de ses oeuvres. À première vue, ont peut penser à une démarche s’inscrivant dans une politique de développement durable « l’art vert », mais l’idée principale est la traite de l’exclusion et de la stigmatisation de certains individus dans notre société. « Souvent, nous portons un regard critique plein de préjugés sur certaines personnes (sdf, jeune,…) en les confinant dans des groupes en pensant que se sont des cas perdus. Par cette démarche de récupération de ce que mes voisins rejettent, je tends à démontrer que rien ni personne n’est totalement irrécupérable et que bien au contraire si on prend le temps on peut trouver en chacun le meilleur »,  affirme-t-il. En effet, les matériaux qu’il utilise ayant déjà un vécu participent à donner à son travail l’énergie et a force de leur expérience passé. Quand on lui demande d’où lui est venu cette passion pour l’art, il répond avec modestie, « Je ne sais pas vraiment d’où me viens cette passion, mais je la sais liée à une sensibilité dès l’enfance et une attention constante aux choses qui m’entourent et finissent par m’habiter ».

 

Nous avons tenu à vous présenter deus de ses créations « ATOUMO et POTO MITAN », qui sont pour lui deux passage comme le sot toutes les expos individuelles qu’il présente depuis plus de quinze ans. « Mes expos évoluent comme les chapitres d’un livre qui s’écrit en toute intuition parallèlement à une réflexion omniprésente ».

 

ATOUMO | À tous maux, atout mots… « Il nous faut mettre des mots sur nos maux, comme le préconise la psychanalyse identifier  la douleur pour mieux la soigner ».

 

 

 

 

POTO MITAN | Être conscient de la place et du rôle que nous avons individuellement au sein de la société : « Nous sommes tous des poto mitan grandissant la force du poto mitan essentiel : L’humanité. Piliers de la mémoire des secrets de la connaissance. Gardiens de la fécondité de l’immigration. Porte-paroles du message fondamental : lanmou sé pli gran fos lavi », conclut Christophe.

 

 

 

 

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