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MARIE-LUCE PENCHARD | LA GRANDE INTERVIEW

 

[…] je ne vois pas pourquoi elle ne pouvait pas faire avec moi ce qu’elle a fait avec les autres dont certains semblent avoir la mémoire bien courte et qui osent me reprocher ce qu’ils trouvaient par le passé comme naturel[…]

Marie-Luce Penchard, vous auriez pu faire une carrière considérable dans l’administration, mais vous avez choisi la politique. En vérité, n’est-il pas difficile de suivre le même chemin que ses parents ? Une mère qui a marqué la vie politique régionale et nationale par militantisme et force de conviction.

Il est certain que les observateurs de la vie politique cherchent toujours à vous comparer à vos parents. C’est normal et cela se passe dans tous les domaines. L’essentiel est de pouvoir, je crois, rester soi même afin de vous faire un prénom en mettant en avant votre personnalité. Rien ne vous empêche ensuite de suivre votre voie qui n’est pas celle de vos parents, même si vous tirez beaucoup d’enseignement de leurs expériences et leurs parcours personnels, mais qui est plutôt celle que vous aurez choisie à partir des forces de conviction qui sont à l’origine de votre engagement en politique. D’ailleurs, on a de nombreux exemples de personnalités d’une même famille qui ont marqué de manière très différente la vie politique française sans que l’on ait besoin de parler d’héritage (Debré, Delors-Aubry, Ceccaldi, Dassault…). 

 

Vous limitez cela à une simple comparaison, quand d’autre parle d’héritage, de transmission…

Parler d’héritage en politique c’est faire injure au peuple en partant du principe qu’il serait manipulable et incapable de faire preuve de discernement. Quelle honte à tous ceux qui parlent ainsi de la démocratie !  

 

Pourtant, aux municipales de 2014 la population de Basse-Terre a élu votre mère et vous êtes pourtant l’actuel locataire de la marie. Est-ce cela votre vision de la démocratie ?

 Il n’y a pas des grands et des petits élus dont le classement dépendrait de la taille des collectivités ou du nombre suffrages, il n’y a pas d’un côté les élus qui comptent parmi ceux issus du suffrage nominal direct et de l’autre les élus de seconde catégorie provenant du suffrage proportionnel de liste. Il n’y a que des élus du peuple sans distinction aucune. Toute autre interprétation est une atteinte grave aux fondamentaux de notre démocratie et n’est pas digne de ceux qui prétendent défendre les valeurs de la république au nom de l’égalité réelle. 

 

D’autre part, lors d’une interview accordée au site slate.fr, votre mère Lucette Michaux-Chevry déclarait « […]  Je n’ai rien à prouver. Tous les postes que j’ai occupés, je les ai obtenus sans rien demander à personne […] » Mme Penchard, pouvez-vous en dire autant? 

Mon engagement en politique, ma candidature aux élections européennes de 2009 et ma nomination en tant que ministre en charge de l’outre mer, je le dois, par le plus grand hasard, à ma rencontre en 2004 avec Nicolas Sarkozy. Je le raconte en détail, dans le livre que j’ai écrit en 2012 « Outre mer, Terres d’avenir ». Il est certain que Lucette Michaux-Chevry m’a beaucoup apporté comme elle l’a fait pour de nombreuses personnalités politiques guadeloupéennes de tous bords confondus…..et je ne vois pas pourquoi elle ne pouvait pas faire avec moi ce qu’elle a fait avec les autres dont certains semblent avoir la mémoire bien courte et qui osent me reprocher ce qu’ils trouvaient par le passé comme naturel et surtout dans le prolongement du renouvellement de la classe politique par  la transmission de valeurs et de principes dans le cadre d’un partage des idéaux communs. De toute évidence un homme politique, quelque soit son parcours doit toujours en partie sa réussite, à une ou plusieurs personnalités qu’il a côtoyées, sans que cela ne remette en cause ou ne ternisse ses qualités personnelles. Il n’y a aucune honte à avoir. D’ailleurs, Lucette Michaux-Chevry en parlant d’elle évoque souvent l’aide précieuse que lui ont apportée Nainsouta, Archimède, Bernier, Jalton, Chirac…et puis je trouve extrêmement malsain l’idée selon laquelle il y aurait des élus mieux élus que d’autres comme si on pouvait s’autoriser à établir une hiérarchie des élus en fonction du mode de scrutin en allant à l’encontre des grands principes constitutionnels. 

 

 

Marie-Luce Penchard, aujourd’hui, une partie de l’électorat de droite vous rejette pour avoir choisi de soutenir un candidat de gauche. Comment expliquez votre choix ?

Je n’ai pas connaissance d’une telle enquête d’opinion. Au contraire j’ai plutôt, à l’instar de nombreux acteurs de la vie politique, noté, avant les élections régionales, une forte demande des guadeloupéens de voir leurs élus se mettre ensemble pour constituer des majorités de travail dans l’intérêt de la Guadeloupe afin notamment d’apporter des réponses aux grands dossiers qui n’avaient pas été traités toutes ces dernières années en particulier dans le domaine de l’eau, des déchets et des transports par exemple. En acceptant de rejoindre la liste « Changez d’Avenir » conduite par Ary Chalus, j’ai expliqué très clairement ma position. Je ne renie en rien mes convictions politiques. Je suis toujours membre du parti LR même si j’ai décidé de prendre du recul par rapport à la direction actuelle avec laquelle je ne me sens pas en phase. Pour autant, j’ai encore beaucoup d’amis au sein de ce grand parti de gouvernement. J’ai d’ailleurs,  reçu récemment deux candidats à la primaire en vue de l’élection présidentielle : Alain JUPPE et François FILLON. Fréderic LEFEVRE a été en contact avec moi à plusieurs reprises pour son déplacement en Guadeloupe. Mais il est vrai que la Guadeloupe ne pouvait plus continuer avec une équipe et surtout un président déconnecté des préoccupations des guadeloupéens, soucieux essentiellement de sa personnalité et de la marque qu’il pourrait laisser dans l’histoire de notre territoire. L’urgence à agir dans l’intérêt de tous nous a conduit à constituer ce grand rassemblement de toutes les forces vives et politiques en capacité de faire émerger un nouveau projet de développement porteur d’espoir et de changement pour construire l’avenir. Il faut savoir sortir des contraintes de parti qui ne règlent rien et s’engager au contraire aux cotés de ceux qui partagent avec vous un objectif commun, qui veulent continuer à défendre et mettre en œuvre des politiques publiques au service d’une population qui malheureusement se précarise d’années en années. Quand on prend l’engagement de servir en politique, ce n’est pas pour faire des petits calculs politiciens à des fins personnels comme on peut trop souvent le voir ; c’est pour agir et en l’occurrence nous n’avions pas  le droit de rester inerte face à la dégradation de la situation sociale et économique. Nous devions agir et le faire pour la Guadeloupe pour les guadeloupéens qui aspiraient à un réel changement. Ce sont des décisions pas simples à prendre mais c’est aussi cela le courage en politique.  

 

Le clivage gauche-droite ... ‘‘ [...] je considère en Guadeloupe à la différence de la métropole, que cela n’a pas beaucoup de sens et les choses ne posent plus en ces termes tant les questions, que nous avons à traiter, vont au delà des considérations partisanes.’’

Mais que vaut cette alliance ? Votre position au sein de cette majorité n’est-elle pas minoritaire ? Considérez-vous, comme beaucoup, que le clivage gauche-droite n’a plus de sens ?

Je crois que le terme alliance n’est pas appropriée à la majorité en place au conseil régional. Pour moi il n’y a pas eu  d’accord politique entre la gauche et la droite à l’occasion de ces échéances électorales. On doit plutôt parler de positions politiques. De plus, je considère en Guadeloupe à la différence de la métropole, que cela n’a pas beaucoup de sens et les choses ne posent plus en ces termes tant les questions, que nous avons à traiter, vont au delà des considérations partisanes. En politique on voit maintenant dans tous les partis, se distinguer d’un côté des personnalités enfermées dans leurs idéaux et qui ont parfois du mal à adhérer à des réformes indispensables pour s’inscrire dans l’ère de la modernité et de la mondialisation et de l’autre ceux qui, au contraire, considèrent qu’il faut toujours rechercher l’efficacité des politiques même si cela doit passer par une remise en cause des principes et des acquis qui sont défendus au nom d’une idéologie. Vous avez aujourd’hui, il est vrai, une différence entre ce que j’appelle les conservateurs qu’ils soient de droite ou de gauche et les réformateurs qui veulent changer de modèle de développement économique et social pour garantir un minimum de croissance et de  prospérité dans le pays. Cette situation qui caractérise, depuis des années, le paysage politique guadeloupéen commence également à apparaître au plan national avec les prises de position de certaines personnalités comme Emmanuel MACRON qui trouve des soutiens aussi bien à droite qu’à gauche . 

 

Ce n’est un secret pour personne, vous avez toujours aspiré au plus haute fonction locale. Et pour se faire, vous aviez un boulevard devant vous, tout pour réussir : l’expérience politique, la détermination, vous êtes tacticienne, politique… 2015 aurait pu être votre année. Pourtant, vous avez fait le choix  d’Ary Chalus. Pourquoi ne vous êtes-vous pas présenté en tant que tête de liste ? Qu’est-ce qui vous manquait ?

Quand on se présente à une élection, en général, on cherche à gagner la confiance des électeurs pour exercer les responsabilités correspondant à ce mandat. On peut également faire le choix de se présenter pour faire valoir ses idéaux et défendre des convictions auxquelles on croit et qui sont à l’origine de votre engagement politique. A mon niveau j’ai toujours indiqué que je faisais le choix du changement pour la Guadeloupe. C’était mon unique objectif et celui qui a guidé toute ma réflexion avant de rejoindre Ary CHALUS, qui je le rappelle, n’est encarté dans aucun parti politique. Par ailleurs, ma famille politique, les Républicains, à cause de ses divisions internes et son inexistence politique sur le terrain toutes ces dernières années, était dans l’incapacité d’atteindre cet objectif. On peut toujours conduire une liste pour exister. Je n’avais pas besoin de cela. En revanche, pour gagner dans un scrutin de liste comme celui des élections régionales, il faut constituer une équipe car, certes la tête de liste est importante mais elle ne suffit pas à elle seule pour l’emporter. C’est aussi une équipe qui permet de gagner et c’est une équipe qui est choisie par la population. 

 

Selon un sondage Qualistat publié en mai dernier, 63 % des guadeloupéens ne feraient pas confiance aux politiques. D’autre part, aux dernières régionales le taux d’abstention était de 52,79 %. Comment expliquer ce désamour vis-à-vis de la classe politique ? 

Ces chiffres sur le manque de confiance des guadeloupéens vis à vis de la classe politique ne datent pas d’aujourd’hui et s’expliquent  en partie par l’absence de résultats attendus par les guadeloupéens dans des domaines qui ne relèvent pas de leurs seules interventions. Les élus ne peuvent pas par exemple, par un coup de baguette magique « donner du travail aux jeunes », comme ils ne peuvent pas garantir une sécurité absolue. C’est pourquoi il faut s’interdire de faire des promesses au moment des campagnes électorales et toujours faire le choix de dire la vérité en prenant le risque de ne pas être élu pour éviter ces grandes désillusions de nos compatriotes qui les écartent ensuite de leur devoir d’exercer leur droit de vote.    

 

Aujourd’hui, le pouvoir politique locale semble impuissant face aux préoccupations de la population que sont : l’insécurité, le chômage et l’emploi, la jeunesse, l’environnement et la pollution et enfin la distribution de l’eau (source Qualistat). Comment expliquez-vous cela ? 

Les sujets que vous évoquez sont extrêmement complexes à résoudre en raison d’un enchevêtrement des compétences qui multiplie les intervenants et ne facilite pas les prises de décisions. Cela ne veut pas dire que nous n’aurions pas pu faire différemment pour apporter une solution aux préoccupations des guadeloupéens. Dans le domaine de la distribution de l’eau, la situation de la Guadeloupe aurait pu être meilleure si nous avions pleinement assumé nos responsabilités en évitant d’en faire un enjeu de pouvoir. Ces questions de gouvernance ont tellement pris le dessus qu’elles ont conduit à une inertie de l’action publique en terme de programmation de travaux et de recherche de financement des opérations prioritaires. La sécurité, le chômage, l’emploi, l’environnement sont des thèmes qui, en revanche, dépassent très largement la dimension locale et relèvent des questions nationales qui nécessitent parfois de légiférer ou des problématiques internationales abordées dans le cadre de sommets des chefs d’Etat et qui doivent souvent passer par l’adoption de traités entre les nations. C’est pourquoi, sans parler d’impuissance des élus, il ne faut pas non plus vouloir leur demander l’impossible au regard des phénomènes de mondialisation qui s’imposent à nous tous.

 

 

Avez- vous le sentiment d’avoir une responsabilité particulière par rapport à la situation actuelle de la Guadeloupe ? 

Je crois que nous sommes tous, plus ou moins, responsables de la situation actuelle en Guadeloupe. Il est certain que les élus ont leur part de responsabilités mais le citoyen n’est pas totalement exempt de ce qui se passe notamment dans le domaine de la dégradation de nos richesses naturelles et de notre environnement. En effet  le manque de civisme et l’absence de comportement citoyen respectueux des devoirs qui  s’imposent à chacun d’entre nous, sont malheureusement à l’origine des difficultés que nous devons résoudre pour préserver, par exemple, notre patrimoine naturel. C’est la raison pour laquelle, la recherche de bouc émissaire en pointant, systématiquement les élus, n’est pas une solution en soi. C’est ensemble et avec toutes les bonnes volontés que nous allons résoudre les maux dont souffrent la Guadeloupe. Les comportements individualistes voire égoïstes n’ont pas leur place dans une société qui a besoin de se construire autour d’un projet dont le fondement doit toujours privilégier la cohésion sociale. Si nous arrivons à faire vivre ces quelques grands principes et les valeurs essentielles que porte toute démocratie, en donnant également à chacun la possibilité d’exercer pleinement ses responsabilités,  je pense que l’on va commencer à lever certains verrous qui bloquent  l’évolution de la société. La question  du renouvellement de la classe politique ne se posera plus dans les mêmes termes car le citoyen, en devant acteur de son propre développement, aura un autre rapport à la politique qu’il mesurera à la propension à s’engager pour agir avec efficacité dans l’optique d’obtenir des résultats concrets et attendus par une population.  

L’égalité réelle en outre-mer est une énième opération de communication qui rappelle des principes qui existent déjà dans notre droit constitutionnel. Rien de très concret pour l’outre mer. 

Fin août 2016, selon Pôle Emploi, la Guadeloupe comptait 64.930  chômeurs (cat. A, B et C) dont 7.540 (cat. A, B et C) jeunes de moins de 25 ans. Face à ce fléau, on a l’impression que la seule réponse que la classe politique puisse apporter aujourd’hui aux chômeurs soit la formation. Cependant, la formation des chômeurs peut-elle avoir un impact réel sur l’emploi ?

Je n’ai jamais eu l’impression que la formation était la seule réponse apportée par nos gouvernants, ces dernières années, au chômage. La formation de nos jeunes est, certes, indispensable au regard des besoins de nos entreprises confrontées aux règles de concurrence qui exigent toujours une recherche de compétences qui passent par du personnel formé et adapté aux nouvelles technologies découlant de la mondialisation de l’économie. Mais j’ai en mémoire de nombreux dispositifs fiscaux (défiscalisation, exonération de charges, crédit impôt compétitivité ….) mis en place pour inciter l’investissement en Guadeloupe qui montre bien la volonté de régler le problème du chômage par le développement économique, la création de richesse dans tous les secteurs disposant d’un potentiel avéré ( Tourisme, énergies renouvelables, agro-alimentaire,  technologies de communication, recherche…..). Sans formation, sans qualification les chances de trouver un emploi ou de réussir son insertion professionnelle sont extrêmement minces. Il faut donc tout faire pour donner la possibilité à nos jeunes de bénéficier d’une formation mais en ayant à cœur de vérifier l’adéquation des formations proposées avec les besoins, les métiers sous tension recherchés par nos entreprises. La formation pour de la formation n’a pas de sens et est bien souvent, source d’une très grande frustration de nos jeunes qui ne comprennent pas et n’acceptent pas de se retrouver sans emploi malgré l’obtention de ces qualifications. Tout individu sans emploi, éprouve  le sentiment d’être en marge de la société et se pose, tout naturellement la question de son utilité dans une société très individualiste. On peut comprendre que les jeunes qui symbolisent l’espoir et l’avenir d’un pays ; dès lors qu’ils n’ont pas de possibilité de s’insérer notamment par l’emploi se sentent très vite en dehors de la république.

 

D’autre part, comment redonner le goût du travail alors que notre modèle de société repose sur une volonté d’assistanat ?

Notre pays se distingue par son modèle social que bien des états dans le monde cite en exemple. Il faut tout faire pour le préserver au niveau des principes de redistribution, de générosité et de justice sociale. En revanche il est clair que limiter l’intervention publique à l’application de ce modèle dans les territoires qui souffrent de l’absence d’un réel développement économique comme nos régions d’outre mer conduit forcément à transformer une politique nationale de solidarité à laquelle nous avons droit, en une politique d’assistanat mal perçue par la communauté républicaine.

 

 

Mais comment empêcher cet effet contre-productif sur l’économie ?

Pour empêcher cet effet contre-productif sur nos économies, l’accent des politiques publiques locales doit aller vers un développement endogène qui s’appuie sur nos potentiels pour garantir un emploi durable. La Guadeloupe ne doit pas être uniquement une société de consommation qui vit exclusivement des transferts publics ; elle doit pouvoir devenir également une société de production. Sans production il n’y a pas de développement et sans développement il n’y a pas d’emploi !

 

Quand Emmanuel Macron dit que « les jeunes générations veulent devenir entrepreneurs, pas fonctionnaires ou politiciens », est-il dans la transgression politique ou met-il de doigt sur une véritable aspiration de la jeunesse française ?

Les jeunes ont bien compris que le monde a changé. Les codes de la société ne sont plus les mêmes à l’ère du numérique. Pour réussir il faut se prendre en charge, oser bousculer les conformismes. De plus on ne peut plus tout attendre d’un Etat providence. Ces jeunes ont également pris conscience que les mentalités doivent évoluer et intégrer les phénomènes de mondialisation qui ne laissent la place qu’aux créateurs  d’innovation de recherche  dans cette compétitivité perpétuelle pour gagner des parts de marchés et garantir une croissance porteuse de richesse et prospérité. Emmanuel Macron ne fait que relater une réalité évidente qui gêne tous ceux qui refusent de modifier notre approche dans la mise en œuvre des politiques publiques en s’arcboutant pour continuer à utiliser au nom d’une idéologie dépassée de vieilles recettes qui ne fonctionnement depuis longtemps. La question n’est plus de savoir si la classe politique est réellement en phase avec le monde de l’entrepreneuriat car l’économie s’impose de fait aux Etats qui doivent veiller à conserver leurs prérogatives  pour  réguler les marchés  et tenter de corriger les effets parfois désastreux de la mondialisation notamment au niveau du réchauffement climatique.  

 

Quelle lecture faites-vous du rapport Lurel sur l’égalité réelle en Outre-mer

L’égalité réelle en outre-mer est une énième opération de communication qui rappelle des principes qui existent déjà dans notre droit constitutionnel. Rien de très concret pour l’outre mer. Que de belles paroles pour tromper l’opinion. En général quand on porte un grand texte législatif, celui ci intervient toujours en début de mandature, comme ce fût le cas pour la loi pour le développement économique de l’outre-mer (la LODEOM) sous le gouvernement FILLON. Cela augure bien le maigre bilan  du quinquennat de François Hollande. Un président qui n’a pas tenu ses promesses vis-à-vis de l’Outre-Mer et qui restera  le Président le plus impopulaire dans l’histoire de France. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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