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TANYA ST-VAL, SIMPLEMENT ELLE...

 

Talentueuse, entière et résolument optimiste. Derrière une légèreté souriante, une volonté de fer et une force de caractère sans lesquelles rien ne serait sans doute arrivé, Tanya St-Val révèle derrière les apparences de la célébrité et d’une carrière musicale bien remplie une femme simple bien loin des clichés de « Diva» et « d’Icône » du zouk qu’on aime tant lui prêter. Chanteuse Caribéenne aux multiples facettes dotée d’un talent certain propulsé par une envie d’en découdre, elle a su au fil du temps imposer son style en trouvant les partitions qui lui ressemblent et qui font échos sur ses différents albums. Pour donner de grands frissons, il n’y a pas mieux qu’elle, simplement elle… Mais au-delà de l’artiste, il y a aussi sa vie de femme. Rencontre avec une discrète powerfull, en mots et en images.

 

 

 

 

Vous avez grandi dans un milieu très strict, avec une mère réticente à l’idée de vous voir évoluer dans le milieu de la musique. Comment avez-vous vécu cela ? 

A l’époque plutôt mal… Je ne comprenais pas ses hésitations à me laisser chanter ou danser. Mais comme toute bonne mère de l’époque, je crois que sa volonté première était que je réussisse mes études, que je puisse avoir un bon métier. Pour elle, c’était un milieu d’homme. Finalement elle m’aura tout de même permis d’intégrer  la petite structure de Daniel Forestal (Soleil Show) - petite école de musique.

 

En revanche, votre père lui était pour. Il parait même qu’il vous signait des bons d’absence quand vous étiez scolarisé, afin que vous puissiez chanter, sans que votre mère ne le sache ? Au, final vous avez plutôt bien réussi ?

Avec mon père c’était different. Nous avions une très belle complicité. Il m’emmenait parfois dans des studios de répétition ou d’enregistrement. J‘aimais partager ces moments là avec lui. J aimais déjà la musique. Nous avons dû faire 2 ou 3 shows ensemble. C ‘était super. J ‘avais 9 ans.

 

D’ailleurs, êtes-vous submergée, voir même phagocytée du fait de votre appellation de « Divas du zouk » ?

Divas du zouk, je trouve ça réducteur. Bien qu’heureuse d’avoir fait du zouk ma musique, celle qui m’aura permis d’être reconnue. Aujourd’hui, j’ai envie d’explorer d’autres styles musicaux. De faire  tout simplement de la Musique, celle qui m’inspire.

 

 

«  […] il m’aura fallut me battre contre tout et parfois tous pour continuer à faire ce beau métier; prendre et donner du bonheur.. C’est ce qui m’importe. »

 

À quel moment de votre carrière avez-vous compris que vous étiez devenue une icône ?

Je ne me reconnais pas dans ces termes là. Je suis quand même consciente d’avoir été toutes ces années très productive. En dépit des circonstances du monde artistique de notre diaspora et du marché, il m’aura fallut me battre contre tout et parfois tous pour continuer à faire ce beau métier; prendre et donner du bonheur.. C’est ce qui m’importe. 

 

On dit que vous avez dépoussiéré le zouk. Que pensez-vous avoir apporté à cette musique ?

Je n ‘ai pas cette prétention là. Par contre, j’aime les ambiances du studio; écouter, voir chaque musicien apporter sa touche. C ‘est magique de voir l‘évolution d’un album, dès sa création. Mais mes nombreux « Voyages » m’auront permis de découvrir d’autres sensibilités musicales.. « Tanya Autrement » en est la preuve..

 

Le milieu de la musique est souvent connu pour ces déboires, vous avez vous même eu quelques soucis avec certaines addictions. Est-ce aujourd’hui un sujet tabou pour vous?

Non ce n’est pas un sujet tabou. Je ne sais pas grand chose de ce qui s’y passe aujourd’hui. Je pratique la musique de manière différente. J ‘aborde autrement la vie. Je m’éclate sur scène, je rencontre des gens heureux ou malheureux, on partage des choses fantastiques. Pas d’amalgames entre la musique et le monde de la nuit. Deux choses bien différentes.

 

Qu’elle fut la réaction de votre mère, elle qui était si réticente à vous voir évoluer dans cet univers ?

Tout dépend, de quelle période? (rires)…. Depuis elle est à mes cotés, me conseille. ça a du bon d’être patient, vivre mes rêves…

 

En devenant mère, avez-vous éprouvé le besoin de rendre le monde meilleur ?

Oh que non, j ai plutôt eu envie d’être meilleure, apprendre encore et encore de la vie et d’essayer d’être une bonne mère.

 

D’ailleurs, quelle relation entretenez-vous avec vos garçons ? 

Très bonne, je les aime ils le savent; Ils me le rendent bien. Je suis fière d’eux. 

 

S’ils faisaient le choix de la musique ?

Alors, C ‘est qu’elle les aura choisie à leur tour… Je leur souhaiterais bonne route.

 

 

« J ‘ai appris avec le temps à faire moi même une séparation des choses entre vie publique et  vie privée. Les gens parleront toujours de ce qu‘ils ne connaissent pas comme si ils en savaient quelque chose. »

 

En 2010, vous créez votre Label Netty Prod, une forme d’hommage à votre Grand-Mère Nettylia. Que représentait-elle pour vous ?

Oups, je la connaissais peu, elle est morte j’étais très petite. Mais c’est son amour pour la musique qu’elle nous a transmis à tous, qui m’a emmené à l’ honorer.

 

D’aucuns disent que vous êtes inaccessible, voir même secrète. Comment, en tant qu’artiste, vivez-vous le fait de devoir vous exposer au travers de vos chansons ?

C’est tout simplement la liberté de faire ou de ne pas faire; de dire ou de ne pas… autant que vous voulez… C’est MOI.

 

Avez-vous parfois été blessée par ce qui aurait pu être dit à votre encontre ?

J ‘ai appris avec le temps à faire moi même une séparation des choses entre vie publique et  vie privée. Les gens parleront toujours de ce qu‘ils ne connaissent pas comme si ils en savaient quelque chose. 

 

Coco Chanel disait « À un certain âge, une femme doit choisir entre son derrière et son visage. » De quel côté penchez-vous ?

Le Visage.

 

Vous n’avez jamais eu l’air aussi assuré dans votre style et votre personnalité. Qu’avez-vous appris sur vous-même ?

Qu’il faut toujours croire en ses rêves. Garder la foi et être des bâtisseurs. 

 

Mener de front sa vie d’artiste, de chef d’entreprise, de mère,  de femme impose certains sacrifices. Lesquels ?

Certes je dois tout programmer d’avance. Même les vacances en famille;  mais les choses par chance se passent très bien. Tout se décide en famille. 

 

Comment est né votre dernier album « Voyage » ?

D’un rêve qui date déjà de quelques années. Soleil et Lune, deux sources de lumière qui éclairent dans l’univers et liées à notre planète. 

 

 

 

Une face « Soleil » et l’autre « Lune », Clair - Obscur ? Deux facettes de votre personnalité ? 

Certainement. Tant que la lumière demeure; c’est le plus important.

 

Qu’a-t-il de différent de vos précédents albums ?

Le concept en lui même traduit son originalité. Mais c’est surtout la liberté d’élargir ma vision musicale sans toutefois m’éloigner des sources caribéennes (dont le zouk fait partie intégrante). Il fallait trouver une équipe de musiciens qui correspondent à cette même vision. C ‘est tout naturellement que j’ai fais appel à Jonathan Jurion pour les arrangements et la réalisation de la partie Lune. Ensemble nous avons constitué l’équipe de musiciens composées de Arnaud Dolmen (batterie),  Fabrice Fanfant (basse), Ralph Lavital  (guitare), Didier Juste (percussion).

 

« For love », est l’un des titres phares de cet album où vous déclarer votre foi, l’abandon à Dieu... On retrouve également le titre « Celui en qui je crois ». Était-il important pour vous de partager votre foi avec votre public ? 

Oui et pourquoi pas chanter aussi sa foi ? 

 

 

Ce Dieu pour lequel vous chantez et glorifiez, vous a-t-il aidé à affronter certaines épreuves de la vie ?

Quand on voit  l’immensité et la perfection de toute la Création, on ne peut que s’incliner devant celui qui gouverne ce tout.  Et qui est TOUT.

 

Avez-vous des regrets ? 

Comme tout le monde… Il y en a qui servent de leçon. La vie continue. 

 

Au final qui est Tanya St-Val ?

Une femme artiste heureuse. J ‘ai la chance de faire ce que j’aime; le public me le rend bien. J ‘ai hâte de le retrouver, et de faire de la Musique.

 

©YCM

 

 

 

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