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SOLANGE KNOWLES, A SEAT AT THE TABLE

28/03/2017

Le 11 septembre dernier, Solange racontait, sur son site, comment des femmes blanches lui avaient jeté à la tête les restes des citrons qui nageaient dans leur cocktail pendant qu’elle assistait à un concert de Kraftwerk. Et comment, dans des lieux principalement fréquentés par des Blancs, il n’était pas rare qu’elle s’entende traité de nègre, de prostituée, ou qu’on touche sa chevelure soit-disant « différente ». Quatre ans après True, un EP extrêmement bien produit dans lequel elle montrait qu’elle était dotée d’une grande musicalité et d’un univers bien à elle, Solange est revenue en cette fin d’année avec A Seat At The Table, un projet encore plus ambitieux, aussi bien dans les sujets qu’elle aborde que musicalement. Et si « l’identité, l’émancipation, l’indépendance, le deuil et la guérison » sont les termes qu’elle utilise pour définir son disque, il n’en reste pas moins que le sujet principal est bel est bien la cause noire, le racisme qui sévit de nos jours, l’acceptation de soi en tant que noir-e-s et l’acceptation des autres. A Seat At Table, par traduction : « Une place à table » pourrait vouloir dire  « Une place à la table de l’humanité ». Même si les chansons peuvent paraître personnelle de prime abord, notamment par l’emploi du « je » ou par la présence de Tina Lawson et Mathew Knowles, ses parents, A Seat At The Table est un projet plus large puisqu’il se veut plus que jamais engagé et ancré dans son époque. 

 

 

L’album - Ainsi avec son crew de collaborateurs virtuoses et érudits (Sampha, Raphaël Saadiq, Dev Hynes de Blood Orange…), Solange parle du RESPECT, celui des noir-e-s avec « Don’t Touch My Hair » où elle fait le parallèle entre le cheveux des noir-e-s et leur âme. D’intégration, de ségrégation et de racisme avec « Mad et Junie ». Son titre « F.U.B.U » renvoit au black empowerment : Pour nous, par nous. Le thème de la polémique y est aussi présenté  avec « All live matters » et «Black live matters » (Interlude: Tina Taught Me – « célébrer la culture noire ne veut pas dire que tu n’aimes pas la culture blanche »). La paix intérieure « Cranes in The Sky », la solitude « Weary », la liberté de pensée et d’avoir des convictions « Don’t You Wait » et l’avenir « Where Do We Go » sont également très présent. A Seat at the Table évoque les douleurs, les joies et les interrogations d’une femme noire dans la société actuelle, en se basant sur des faits historiques. Vous l’aurez compris, les paroles sont très riches, les messages sont parfois cachés et les sous-entendus sont nombreux, l’album est à décortiquer, à digérer et à explorer. Enfin, un dernier mot pour parler de la voix de Solange qui est absolument délicieuse sur ce disque, moins poussive que sur Sol-Angel And The Hadley St. Dreams, utilisée à meilleur escient : dans la subtilité. Solange n’a pas une grande voix à la Beyoncé ou à la Mary J. Blige, sa force réside dans sa sobriété et elle l’a bien compris sur A Seat At The Table réside dans sa sobriété et elle l’a bien compris sur A Seat At The Table.

 

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