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KENDRICK LAMAR, DAMN.

08/08/2017

 

Hyper politique, le quatrième album de Kendrick Lamar, « DAMN » est d’ores et déjà l’un des plus grands albums de 2017. 

Un album corrosif qui hésite entre prêches d’église et cri de douleur dans la lignée de To Pimp a Butterfly, son précédent album. Kendrick Lamar donne le ton dès le premier titre, Blood., en évoquant les affrontements sanglants entre la communauté noire et les forces policières qui sévissent aux États-Unis depuis quelques années. Blood., et le dernier titre, Duckworth., se font écho en évoquant les meurtres d’américains noirs, dans les rues des États-Unis. Une boucle musicale. Un album dans son temps qui pose la question d’une société qui part en vrille où les limites sont sans cesse repoussées. Entre des morceaux planants, d’autres au flow plus nerveux, Kendrick Lamar varie les ambiances et les mélodies pour un opus éclectique, mais cohérent. Dans le titre DNA., le protégé de Dr Dree règle son compte à la chaîne pro-Trump en rappelant ce que constitue son ADN: « Il est fait de loyauté, de royauté, de morceau de cocaïne gros comme une pièce de monnaie, de paix, de guerre, d’arnaque, d’ambition et de flow…». Sur le Loyalty., le titre le plus doux où il fait rapper Rihanna, il fait référence à une autre légende du rap new-yorkais, Ol’Dirty du Wu-Tang Clan. Le morceau, baptisé XXX., est l’un des meilleurs moments de l’album et résume à lui-seul le rap complexe que développe Kendrick Lamar depuis Good Kid M.A.A.D City, son deuxième album. Un titre déstructuré sur l’Amérique accompagné de U2, où le chant de Bono semble anecdotique. Love.est un égotrip où il compare ses exploits sexuels à ceux de Mike Tyson sur le ring. Damn. évolue de l’ombre à la lumière, pour mieux s’élever. Un album de réflexions sur la condition humaine, porté par quatorze morceaux aux titres formés sur le même modèle : des capitales et un point final. Comme autant de poings tapés sur la table du rap-game. Un opus profond, qui déroule son propre film.

 

 

 

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