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LE GRAND AMOUR. QUEL PRIX À PAYER ?

 

De nos jours, munis d’une connexion et d’un écran, l’on peut faire ses courses, acheter des places de concert, commander un livre à l’étranger, et parfois…. trouver l’Amour. Mais cette conquête amoureuse 2.0 est-elle aussi simple que la commande d’un livre en quelques clics ? Aimer avec un grand A, n’est-il pas devenu à l’ère du digital plus compliqué ou une question de mise en scène ? La quête de l’Amour avec un grand A, ne se vend t’elle pas aussi comme un produit marketing ?

 

On paie le prix pour mieux « se vendre ». Sur nos réseaux sociaux, nous comptons parfois plus de 500 voire 1000 amis et pourtant les relations humaines n’en sont pas plus porteuses ou plus fiables. Pour trouver le « grand Amour », il faut choisir la bonne photo, les bonnes qualités sur lesquelles communiquer, même nos défauts sont étudiés et valorisés, on se fait coacher pour présenter notre plus beau profil. Un parfum, ou un sourire doux n’ont plus leur place, puisque le seul sens stimulé est la vue ! Maintenant il faut compter avec ses followers et ses atouts virtuels. Dans cette même mouvance, des applications ont même vu le jour sur cet objectif, telles que TINDER, qui permet selon votre localisation de trouver des personnes avec qui « passer du temps » près de chez vous, en fonction de vos critères physiques et surtout géographiques. Lancé en 2012, son succès est grandissant, en particulier pour les 25-35ans. Mais pourquoi me direz –vous ? Un tel phénomène s’explique en partie par le manque d’espace de rencontres, formels ou informels, chez les 25-35, dévoilant le désarroi d’une génération qui se sent obligée de ne plus être seule. Aux Antilles, pour rencontrer notre partenaire de cœur, on reste encore davantage dans le cercle de nos proches. On pioche au sein des amis de nos amis en particulier sur Facebook. On y entame une discussion via Messenger, on se rencontre et plus si affinités. Mais cela reste encore très familial. Il n’en demeure pas moins que sur Internet tout semble rose, l’écran nous sert de bouclier contre les vraies turpitudes de la vie et malheureusement, c’est souvent la douche froide, quand on passe de l’autre côté du miroir, dans le quotidien… Les cartes sont faussées, on n’a plus les codes pour communiquer… On s’imagine alors qu’on trouvera l’amour à coup d’algorithmes et de formules.

C’est d’ailleurs le principe des questionnaires pré établis dans les agences matrimoniales. Certaines « formules » ont créé des couples qui durent, d’autres beaucoup de déceptions. Mais on n’est pas forcément sur la bonne piste, Madame Maquère Psychothérapeuthe nous le confirme, «dans la vraie on est davantage sur une sensation ! Les clips montrent souvent des gens refaits, on essaie alors de coller à un modèle qui n’existe pas dans la réalité, à une photo sublimée par des filtres sur Instagram ou Snapchat mais le plus important reste le toucher, le contact, une odeur ; une attitude… »

 

 

On paie le prix pour se réconcilier. Aujourd’hui parmi sa patientèle, elle reçoit de plus en plus de couples, auparavant c’était souvent les femmes qui entraînaient leur conjoint, depuis deux ou trois années ce sont les hommes qui viennent car ils ne comprennent plus l’amour et les relations au sein du couple. Il y a vingt ans il y avait un dialogue réel, on posait des questions, de nos jours, il nous suffit de taper sur internet, on y trouve certes une multitude de réponses, mais souvent erronées ou pas adaptées à notre situation. Qu’est ce qui t’attire chez lui ? Il a un « je ne sais quoi…. ». In fine, un couple c’est une spontanéité, il y a une alchimie qui s’opère, et cette alchimie ne provient pas de la beauté, c’est un regard, une attitude. Ce n’est pas une beauté plastique que l’on poursuit, mais bien juste un feeling ! On est plus dans la rationalité, mais dans l’émotion, et çà ne se quantifie pas ou ne se programme pas.

 

 

On paie le prix pour ramener l’être aimé : est-ce un dernier recours ou une démonstration de désespoir ?  Cela traduit à coup sûr un manque de confiance en soi, mais cela peut-être aussi perçu comme une forme de prostitution, « je m’en sens pas capable alors j’achète ce que je ne peux pas posséder dans la vie », c’est comme un homme qui n’a pas d’estime pour lui qui va aller payer une femme de petite vertu. Cela fait aussi partie de notre culture d’avoir recours au fameux « GADET ZAFE », en lien avec nos racines africaines, c’est même une superstition, « si je ne le fais pas je n’aurais peut-être pas tout tenter ». Cela tient souvent parfois plus à une pression familiale, qu’un véritable besoin. Le manque de confiance nous amène parfois à penser que même un sentiment se monnaie, au même titre qu’une marchandise. 

On prie le prix pour pallier à son manque de confiance : les risques dans ce cas, sont d’avoir à faire à des gens qui pourrait faire des interprétations erronées. En psychothérapie, ce n’est par exemple pas anodin de dire à quelqu’un « on fait comme si ou comme ça ». Si vous commencez une thérapie de couple et qu’on vous promet une résolution en 10 séances avec un forfait, c’est louche, car on ne sait pas à l’avance. On ne peut pas dire, que ce soit en individuel ou en couple, qu’on va résoudre le problème en tant de temps. C’est la même problématique quand on vous demande de remplir un questionnaire, parce que justement il n’y a pas de critères, on fonctionne d’inconscient à inconscient, et pour tout cela il faut être patient, rejouer le jeu de la séduction, des petites attentions… Mon métier amène aussi des belles histoires, nous révèle Madame Maquère, « comme pour les couples qui me consultent en préventif, car chacun prend conscience de soi, car il y a de l’amour. 

 

Il y a encore de l’amour mais il ne peut pas se monnayer.  L’Amour c’est juste du ressenti, du partage, « Comme un enfant qui souhaite qu’on le regarde qu’on partage du temps avec lui ». Il nous faut donc nous reconnecter avec la notion de partage de plaisir et d’échange, car c’est dans l’échange qu’on comprend, qu’on se retrouve. Car ce qu’on oublie de dire, est que : La plus belle histoire d’amour qu’on puisse avoir, commence par celle que l’on a avec soi, et ça, ça n’a pas de prix. « L’amour des autres, provient avant tout de l’intérieur. C’est d’abord en s’aimant en premier, que l’on donne ensuite aux autres l’autorisation de nous aimer à leur tour ». Deepak Chopra  

 

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