© 2017 by Agence Runway

CONTACTEZ-NOUS
ABONNEZ-VOUS
RÉSEAUX SOCIAUX
  • Facebook - Black Circle
  • Twitter - Black Circle
  • Instagram - Black Circle
  • Tumblr - Black Circle
  • Pinterest - Black Circle
  • Instagram - Black Circle

PATRICE KANCEL RACONTE SAINT-ÉLOI

 

Vous êtes aujourd’hui l’un des humoristes les plus talentueux de votre génération. Mais dans la vie, êtes-vous aussi à l’image de ces personnages déjantés que vous incarnez dans vos spectacles ? Dans la vie de tous les jours, je suis plus sérieux. Mes personnages déjantés sont là pour dénoncer certains faits et gestes de la société sur un ton comique. Mais je dois quand même donner une image sérieuse de moi, ne serait-ce que vis-à-vis de mes enfants !

 

Parlez-nous de vos débuts et votre engouement ? J’ai commencé très tôt à être drôle (selon les dires de ma maman) et sur les bancs de l’école avec mon ami d’enfance Jak (Jacques TELL), nous amusions déjà la galerie. Ce qui nous a procuré pas mal de déboires avec les profs, mais tellement de bons souvenirs quand j’y repense… Poussés par les amis et la famille, on a donc décidé de faire notre premier spectacle en 1990. Ce fut un succès d’où notre engouement de poursuivre et d’arriver au summum pour nous avec entre autres la 1ère partie de Kassav’ au Zenith de Paris et ensuite notre 1er “L’Olympia”.

 

Après plus de 20 ans de carrière, où et comment trouvez-vous encore l’inspiration pour continuer, sans fausse note, à faire rire ? L’inspiration est partout, autour de moi… Dans la rue, au supermarché, dans les soirées… Il suffit d’un mot, d’une blague, d’une gestuelle, d’une anecdote pour m’amener à réfléchir. Je vais ensuite, grossir la chose, caricaturer le personnage et faire passer le message à travers mes sketchs, car je veux qu’il y ait toujours une moralité au final. 

 

Peut-on rire de tout ? Moi, je dis que l’on peut rire de tout, mais tout dépend de l’angle que l’on aborde le sujet. Personnellement, j’évite les sujets sensibles comme la mort, la religion, mais mon public me suit toujours, car il me fait confiance depuis des années. J’essaie de tenir compte de la sensibilité de chacun et mes spectacles reflètent un mélange de tout cela… 

 

Derrière cette envie incessante du rire, qui est vraiment Patrice Kancel ? “Je suis un homme seulement…” Avec mes qualités et mes défauts. J’essaie de faire avancer les choses dans mon domaine, tant dans le rire et qu’à la radio. Marié et père de famille, je réponds à mes devoirs de bons citoyens autant que faire se peut...Tout simplement.

 

Parmi les personnes qui ont été importantes dans votre vie, il y a Patrick Saint-Eloi. En préparant ce numéro, nombreux sont ceux qui affirment que vous étiez l’un de ses amis les plus proches. Comment est née cette amitié ? C’est bien de dire l’un de ses amis….. car Fan de Patrick depuis gamin, j’ai eu la chance d’être présenté à lui lors d’un concert de Kassav’. Nous avons discuté, et il appréciait aussi ce que je faisais au sein du groupe Jak & Pat’. Les rencontres se sont enchaînées naturellement, nous avons pu faire les premières parties de Kassav’ au Zénith grâce à lui. Et à la fin des spectacles, je me retrouvais souvent à discuter de la vie avec lui, et ce, jusque très tard ou très tôt. Il m’a permis de faire ses premières parties en solo, il a également participé à mes spectacles en solo, en Guest et il m’a aidé à finir mon 1er album solo. Le lien de la famille, du réel, du vrai, je pense que c’est ce qui nous a rapprochés dans nos vies d’artistes un peu folle à l’époque. 

 

 

 

« Nous avons vécu ensemble des bons et des mauvais moments et chacun de ces moments, nous faisaient avancer encore plus forts et encore plus loin. Cette amitié-là ne meurt pas. Et comme il le voulait on parle de lui toujours au présent donc il est là. (...) C’est un homme exceptionnel qui a marqué et marquera ma vie à tout jamais. Il m’arrive encore de lui demander conseil en levant les yeux vers le ciel… »

 

 

À titre posthume, quelle est encore la valeur de cette amitié pour vous ? Patrick est pour moi comme un grand frère qui me donnait beaucoup de bons conseils, qui avait toujours une oreille à l’écoute de mes problèmes artistiques, comme familiale et j’essayais de lui rendre la pareille comme je pouvais. Comme il se plaisait à m’appeler, je suis et je resterais son «petit frère » à tout jamais. Nous avons vécu de bons et de mauvais moments, et chacun de ces moments nous a fait avancer encore plus forts et encore plus loin. Cette amitié-là ne meurt pas. Et comme il le voulait, on parle de lui toujours au présent donc il est là. 

 

Patrick possède un répertoire musical assez vaste, parmi toutes ses chansons lesquelles vous ont le plus touché et pourquoi ? « Réhabilitation» et « Ti Rakoon » pour la profondeur du message et « Sélébré » pour le texte qui a une grande valeur sentimentale pour moi. 

 

Discret, réservé, timide, humble… Sont souvent les mots qui reviennent pour décrire Patrick. Mais vous, qui avez ce lien si fraternel avec lui, comment pourriez-vous le décrire ? En deux mots :… Humain et drôle. 

 

L’éloge de la femme revenait souvent dans ses chansons, quelle était sa vision de la femme ? Joker !!!... Une belle vision, je pense… Il disait qu’il aimait la spontanéité de nos femmes créoles.

 

Et vous, quelle est votre approche de la femme créole ? Femme vaillante, courageuse et unique chacune en son genre.

 

Qu’est-ce que vous aimiez chez Patrick et qui vous manque le plus aujourd’hui ? Nos petits-déjeuners en tête à tête qui se terminaient à 16h !!!

     

Hormis la musique, qu’aimait-il faire ? Ses loisirs ? La pêche, le gros ka, et tout ce qui était en rapport avec la nature. 

     

Dans une interview accordée à Ayden sur TéléSud, il disait avoir beaucoup de choses à faire et à dire… Avait-il des projets en préparation qui malheureusement ne pourront voir le jour ? …Il est parti avec certains, mais en a laissé d’autres… 

     

Dans vos spectacles, vous arrive-t-il de lui rendre hommage ? Toujours ! Il a toujours été présent dans mes spectacles par une photo, une phrase et il le sera à jamais. 

     

Lui arrivait-il de partager des souvenirs d’enfance avec vous ? Non, il ne partageait pas ses souvenirs d’enfance avec moi…Peut-être parce qu’il pensait que j’étais trop jeune pour cela !

     

Quelle serait la meilleure façon de lui rendre hommage ? En le gardant à tout jamais dans nos cœurs, c’est le plus grand hommage que l’on puisse lui faire…Et  de mettre en pratique les paroles de ses chansons.

     

Quelle était la place de ses enfants dans sa vie ? En pole position.

     

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de Patrick ? Un grand  «boulaguèl » à l’anniversaire de ma fille !!! Et le jour où nous avons chanté en duo « Voisin Voisine » sur mon album. C’est un homme exceptionnel qui a marqué et marquera ma vie à tout jamais. Il m’arrive encore de lui demander conseil en levant les yeux vers le ciel…

 

Tags:

Please reload

Please reload

À lire aussi...